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 Notes de route

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Corwin
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Localisation: Le grand ouest... ses mouettes... son vent
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MessageSujet: Re: Notes de route   Mer 4 Juil - 10:19:53

Maintenant que toutes mes affaires sont en place et que le déménagement est effectué, j'ai pu à nouveau prendre la plume. Certes, ce n'est qu'une cave dans l'absolu, mais le golem a bien travaillé, on s'y croirait. Seuls les martèlements quasi incessants provenant de l'enclume à l'étage montrent que l'endroit n'avait pas été conçu pour l'habitat. C'est cossu... coquet, même.

Le désert et ses anciens mystères, sa cité en ruine et son couple d'habitants. Un souvenir surgi des méandres du passé. Que nous réserve l'avenir en ce qui concerne ces mages anachronique? Leur culture est si ancienne, si profondément ancrée en eux depuis des millénaires... Ils semblent observer... Mais si ils ont rompu leur solitude en nous laissant les approcher, au contraire des téméraires zenths et thayens qui ont trouvé lamort en violant leur sanctuaire. Non pas que je me plaigne d'être encore en vie, ceci dit... Ce qui est rassurant, c'est justement que nous, ils nous laissé sauf. Mieux, le mage nous a confié un artéfact ancien permettant d'invoquer un portail temporaire permettant de les rejoindre. Quelle puissance a t'il fallu pour générer tel effet, je n'ose l'imaginer. Sans doute les tentatives expérimentales émaillant çà et là leur habitat leur a t'il servi pour mettre au point telle merveille.

Pendant ce temps, Lindael a déplacé ses pions. Un fiélon redoutable a été rrepéré en mesring et en emmech. Mi-elfe, mi-démon, produit de l'union arrachée par une ensorceleuse puissante ayant invoqué un être abyssal. Plus d'une fois... Fort heureusement, après lescraintes de devoir affronter un groupe important de ces êtres magiques, il semblerait que seul un de ces specimens abominable soit en activitéen Aglarond... C'est déjà trop.

La nuit divise les bas-fonds d'emmech. Cyriciens soumis ou ignorants, les chardons noirs tentent toujours de trouver la carotide qui saillit de ma gorge, pendant que le Prince de la nuit et ses hommes regardent, et les contre parfois, au gré de leurs intérêts. La seule chose qui est sure, c'est que ces factions se détestent... Bien, que les loups se dévorent entre eux en partie... Tant que Lindael meurt. La garce blonde s'est faite involontairement un ennemi qui lui sera difficile à abattre. Un ancien piège a été activé, avec une cible inattendue. Ce n'est pas mana la sunite qui s'est brulée les ailes au contact du cristal enchanté, mais solen. Lorsque la projection magique de Lindael est survenue, pour contempler le cadavre qui aurait du gésir sous ses yeux, c'est une solen enragée, et promettant mille tourments à la blonde nar qu'elle a vu...La crainte et la rage ont été le bilan affiché sous nos yeuxpar Lindael.Bien, elle est donc humaine après tout, faillible, et malgrès son coeur pourri par le fiel et le poison de Cyric, les émotions les plus basiques peuvent la submerger... à noter.

Des runes se sont inscrites en arabesques argentées sur ma lame, et je me suis fais à présent à son bourdonnement incessant à mes oreilles, ses murmures apaisant, et ses cris d'alarmes... Elle semble s'être faite à ma main, et lorsque je la manie, j'ai l'impression parfois de manier comme une extension de mon bras, une poursuite naturelle de mom membre. C'est un sentiment parfois déroutant, mais on se fait à tout. Elle semble même s'attacher à compenser un certain nombre de mes faiblesses dans son maniement. Le sobriquet dont m'ont affublé certains compagnons, et les citoyens d'emmech connaissant mon indentité semble résonner favorablement à mon grand dam à l'épée intelligente. Mage errant,puis je lire sur son fil, comme si ce surnom faisait parti intégrante de moi, et de mon nom. Pardon, père, pardon, mère, pour avoir agi de façn à être appelé de la sorte.

Si ameldur a refaut surface, après être allé on ne sait où depuis tout ce temps, ce n'est pas sans trainer derrière lui bon nombre de mystères... Après "Loup", "Tueur", un nouveau surnom a fait a fait son apparition, "Ridicule". Cela semble avoir été attribué par le monde de la nuit d'emmech... En quelle occasion a t'il glané ceci? Je gage que nous ne le saurons jamais... Il ment comme un arracheur de dents, et quasiment en permanence, comme si le mensonge, même le plus anodin,faisait maintenant partie de sa nature profonde... Reflexe de survie? Peut-être.

Maitre Glebur parcourt monts et vallée, à la recherche de liquidité pour le clan des haches cendrées, tandis qu'aniewiel a disparu... sans doute à la recherche de ce mystérieux mari dont la venu a troublé son esprit... Je la comprend.

Sywyn foule à nouveau la terre ferme, après un court passage dans la marine aglarondienne, et la découverte de la piraterie... Le souvenir n'en a pas été fameux apparement. A présent, il cherche à acquérir du savoir, et à renfonrcer son songe, pour aider son foyer... Mais tous les moyens ne sont pas bons à employer, il commence à y songer, après une rencontre fort désagréable dans l'ombre du temple de Mesring.. dans l'ombre du sud.

Les daerrauws se sont fait oublier, mais pour combien de temps? Une drogue nocive, maispermettant de ne pas subir les effets d'éblouissement a disparu sans laisser de trace en emmech... Qui en profitera? Les nobles décadents de Lointainlogis? Ce serait le mieux... Plutôt çà que les escouades vengeresses des daerrauws, ou pire encore, les combattants de la forteresse du fiélon assassin. Maitre glebur enrage à l'idée que telle fief puisse exister sous nos pieds... Nous n'aons décidément pas les "cousins" que nous avons chosis, mon ami.

Le soleil a du se lever, j'entend le soufflet s'activer à l'étage, et je m'attend à entendre le fer frapper le fer. Il va falloir que je songe à insonoriser l'endroit, au moins pour ne pas me déconcentrer lorsque j'incante. Je dois placer des protections sur la maison, Bigo pourrait encore être la cible des daerrauws, et avec cette histoire de drogue... ... ...

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Corwin
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MessageSujet: Re: Notes de route   Sam 3 Mai - 23:41:12

Une brume verte a envahit mesring, et depuis lors, nombreux sont ceux qui ont la mémoire qui vascille. J'en viens à me demander moi-même à quel point j'ai pu être affecté par le phénomène. Mes notes me rassénèrent quelque peu néanmoins.

J'ai croisé solen, alors, que je tâchais de prendre ou reprendre connaissance de ce qui aurait pu être occulté de ma mémoire, en relisant mes notes. Après un échange d'amabilité, qui aurait pu avoir pour effet de voir ma tête se décoller de mon cou, nous prîmes le chemin de dlusk, pour manger en la taverne de Milil. Un demi verre de poiret plus tard, et je vis, ou ai je cru voir, solen s'écrouler, le visage couvert de sang, et le souffle court... Je suis passé pour un fou dans la taverne, ou pire, un ivrogne. Un musicien amusé crut bon de me dire que le poiret avait des effets "hallucinogènes" sur les elfes... blague de mauvais gout s'il en est. J'ai recueilli de ce poiret, et vais l'analyser... Je suis convaincu d'avoir été drogué... Décidement, la malveillance frappe toujours là où on ne s'y attend pas.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Ven 21 Nov - 19:14:05

Depuis qu'Algébius est parti, Yandi est livré à lui-même pour son apprentissage des arcanes. Il a une maitrise de la Toile, cela est évident pour tous ceux qui savent voir. Je crains néanmoins qu'il ne soit pas évident que le manque d'un mentor dès son plus jeune âge n'ait entraîné une maitrise par trop chaotique de son Art. J'espère lui apprendre à voir et à tisser la Toile, plutôt que de la sentir et de l'utiliser tel une berseker de ma connaissance maniant un glacon géant. Sa mère a accepté que je lui serve de tuteur. Ma cave est parfois pratique pour ce qui est de cacher l'utilisation de l'Art à tous ces superstitieux qui hantent plus ou moins avinés les ruelles détrempées de Mesring.

Il paraît que çà creuse en dessous. Je me demande vraiment ce qui cherche à s'extraire d'Ombreterre, pile dans ma cave. Je gage toutefois que ce soit le médaillon de Bigo qui guide les foreurs et non pas ma petite personne. Néanmoins, j'ai bien compris que mon habitat va bientôt être ravagé. J'ai ôté les sceaux de protection de mon grimoire, j'ai procédé à une réduction de format, et ai transporté mon recueuil occulte chez regard-noir. La grimace de dégoût qu'il a affiché lorsque je l'ai chargé, en tant qu'elfe de confiance, de conserver au chaud mon grimoire... En fin de compte déménager a parfois ses bons cotés. J'ai rendu au grimoire sa taille et son poids originel. J'ai replacé les sceaux de garde. Le premier imbécile qui tentera de poser ses yeux sur le lutrin, après en avoir décodé la clef deviendra tel un des fermiers consanguins habitant par delà Osker. Un imbécile congénitoire... le second risque fort de subir des tics nerveux jusqu'à la fin de ses jours. Quand au dernier... Une urne serait de bon aloi. Mais je crains alors pour l'intégrité de la caserne, du village, et des quelques fermes alentours. Bon... je désactive celui là, mais autant que celà soit cru.

Solen est venue perturber ma rêverie de bon matin - ce qui se produit souvent depuis que je lui donné un double de mes clefs, que m'a t'il pris ce jour là de lui accorder gîte après sa mésaventure auprès des orques - en compagnie d'Elios, d'Ameldur, de ce drôle adorateur d'Oghma, Bender, qui maitrise un Art auquel je n'entend rien, et qui vient de par delà les mers intérieures, et d'un binôme clérical composé d'un fidèle de l'aube et d'un des prêtres de ce dieu humain étrange, Ilmater. Je gage qu'il provienne du cloître d'Osker. Ils veulent retourner au palais oublié.

"Prends ton bâton de soins, tes baguettes les plus utiles, ta lame, et couds ta bouche, l'elfe. Et pis un sac, si on trouve des trucs, tu te chargeras aussi. Oh... et si j'entend encore une fois un mot en -tion sortir de ta bouche, tu finiras en bloc de glace. C'est clair?"... Charmant.

Tiens, on passe par le cimetière. On se rallonge?

"Dites moi, explorateurs de l'impossible, et marcheurs de la providence, est ce moi qui ai un sens de l'orientation digne du plus grand pisteur de ce trou à rats, ou bien nous dirigeons nous vraiment au sud, alors que les sables chantants se trouvent à l'est sur toutes les cartes du monde connu, même établies par le pécore le plus indécrottable d'Altumbel?"

Solen sourit de manière carnassière, Ameldur pouffe, Elios me lance un regard de mépris, les prêtres me toisent comme si j'étais le dernier apprenti de mon maître, bender ne montre rien, comme à l'accoutumée.

Je crois qu'on ne m'a pas tout dit.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Mer 26 Nov - 23:34:14

L'entrée de la caverne gobeline à l'orée du Yuir. Il semble s'être écoulé une éternité depuis la dernière fois que mes pas ont foulé cette portion de terre forestière. Solen et Ameldur ont fini par m'expliquer que le palais oublié était là... enfoui dans cette caverne. Ce que nous avions déterrer sous les sables chantants n'était qu'une chausse-trappe améliorée, un palais livré aux vents et aux explorateurs. Son seul secret était de receler la clef du vrai palais de l'ancien roi d'Aglarond. Clef en possession de Solen, après une dernière visite méthodique des ruines ensevelies sous le désert.
Ameldur se lasse et se propose d'effectuer une reconnaissance à l'entrée de la caverne. Nous acquiessons, et je termine mes préparatifs, plus soucieux et enclin à me prévenir d'éventuels dangers que je pensais être à plusieurs jours de marche. Elios vérifie les fixations de son armure, les deux prêtres dissertent de leurs dieux respectifs, Solen fait craquer ses cervicales, je range avec soin mes composants dans les replis de ma cape, en fonction de leur potentiel d'utilisation... Des couinements, le bruit des lames qui s'entrechoquent. Ameldur a rencontré quelque chose, nous courons vers l'entrée de la caverne. Nous arrivons à temps, amaldur est acculé, par deux kobolds d'une taille peu commune, contre la paroi de la caverne. Solen abat par deux fois sa lame glacée, les kobolds chutent lourdement au sol. Ameldur ne peut s'empêcher une bravade, mais son teint livide et le sang qui perle à son côté parle pour lui. Il ne s'attendait pas à telle répartie de la part des 3 êtres reptiliens qui devaient être de garde, au vu des paillasses jetées à même le sol.

J'examine rapidement les cadavres. L'un est proprement égorgé, sans doute surpris dans son sommeil par Ameldur. En tout cas ils sont trop grands, trop musculeux, trop...rouge. Des sanguins. Après les orcs et les hommes-lézards, cette particularité est maintenant passée aux kobolds. Hasard d'une contamination virale? Je prélève du sang et du derme. Il faudra que je retourne en référer au Veilleur, et enfin trouver le temps de mener mes expériences.
Le calme est revenu, Ameldur se fait poser un bandage, et pendant que la voix d'Ilmater se fait doucement entendre pour soulager les maux d'Ameldur, nous prêtons une oreille attentive à notre environnement. Il me semble entendre des sons sourds que je n'arrive pas à identifier. Solen également est aux aguets. Nous laissons Bender et le prêtre de Lathandre à l'arrière garde, et avançons prudemment. A l'entrée de la cavité principale, la nature des bruits sourds ne fait plus aucun doute : des ronflements, nombreux. Ameldur me fait signe. il a dénombré une trentaine d'individus,dont une petite dizaine sur notre droite. Je jette un coup d'oeil. Près de l'ancienne niche des worgs, gisent effectivement une dizaine de créatures. De l'autre coté, une communauté plus importante. Je saisis une baguette, murmure le mot de commande en tirant un des fils de la Toile et pointe la baguette vers la droite. Des traits de feu en jaillissent et, une dizaine de mètres plus loin, percutent et enflamment les dix cibles sur lesquels je les envoies. Cris et couinements apeurés ou mourants se font aussitôt entendre, je me replaque immédiatement contre la paroi, puisqu'aux cris d'agonies répondent maintenant des cris d'étonnement ou de rage provenant de notre gauche. Solen est la plus vive : elle surgit dans la caverne principale et s'apprête à prendre de plein fouet le choc des kobolds chargeant vers le danger. Ameldur, entre ombre et lumière, profite d'espaces vides entre la paroi et solen pour se positionner. Elios tire lentement son épée, pendant que le prêtre d'Ilmater caresse le symbole de sa divinité, l'air faussement contrit.
Cris, coups, menaces, hurlements, incantations...le chaos est partout. Et soudain, au bout d'une quinzaine de secondes, un silence lourd, chargé de sang et de colère. La tribu qui s'était installée ici n'est plus qu'un souvenir. Seuls trois individus se sont échappés en sautant dans la rivière souterraine, qui va se perdre quelque part en ombre-terre. Le poignard d'Ameldur est couvert d'un sang noirâtre, tout comme la lame d'Elios. Plusieurs cadavres au sol ne sont plus intègres, des membres éparpillés çà et là en témoignent. La plupart ne saignent même pas. C'est le feu de la glace absolue de la lame de Solen qui a immédiatement cautérisé les plaies. C'est donc cela que les humains appellent un carnage. Solen repère un contenant de bois, dans lequel gisent les possessions étonnamment nombreuses des créatures. Nous fermons le coffre, je le verrouille par magie et nous reprenons notre progression. Nous sommes venus prendre une dernière fois la vie du Slaad gardien, avant de nous avancer vers l'inconnu.

Il nous attend, assis sur son trône de pierre, le puit à ses pieds. Presque las de cette scène, il se lève, frappe lourdement dans ses mains et un portail fugace apparaît dans les airs, mais sa concentration n'est pasassez forte, la porte planaire voit ses contours onduler. Les veines de la créature ses gonflent et ses yeux se plissent sous la concentration, peine perdue, le portail ondule et disparait. Un cri mal retenu de frustration s'échappe de sa bouche. Il avance vers son destin et les lames déjà levées d'Elios et de Solen. Il tend une main, et prononce un mot de pouvoir dans sa langue gutturale, et nos deux sabreurs titubent soudain. Je m'inquiète car sans eux, Ameldur et moi sommes des proies faciles. La douleur? La question me surprend et je me retourne. Le prêtre d'Ilmater a subi les effets du pouvoir étourdissant du Slaad. Une écume bilieuse est apparue aux commissures de ses lèvres, mais l'homme semble osciller entre une certaine souffrance et la... joie de la ressentir et de la partager? Je secoue la tête, j'ai du être abusé aussi par le pouvoir de l'extérieur, et je me retourne vers le fond de la caverne. Le slaad est debout, entre les deux guerriers. Il s'apprête à saisir Elios pour le jeter au fond du puit. Soudain, dans un violent effort même pas dissimulé, dans un même mouvement, reflet des réflexes de combat du shériff et de la vierge d'Aurile, leurs deux lames se lèvent avec grâce et puissance avant de s'abattre sur la bête qui n'a que le temps de lever une main pour se protéger. La lame d'Elios tranche doigts, avant bras et clavicule avant de s'arrêter au milieu de la poitrine de la bête. Celle de solen a brisé la hanche du Slaad, fouaillé ses entrailles avant d'être arrêter par l'os iliaque. Un gargouillis grotesque s'échappe de la gorge du monstre; un soupir de lassitude s'exhale de ses naseaux. Il tombe au sol et disparaît, temporairement rappelé par une fausse mort dans son plan d'origine, avant que la magie animant le sortilège à l'oeuvre ici ne le soigne et ne le réattire sur Toril. Sa malédiction fait pitié. Qui souhaiterait veiller éternellement avec pour seule distraction celle de mourir de temps à autre?

Ici, dit Solen en pointant le vide abyssal du puit. Le palais est quelque part là dessous. Une corde est aussitôt fixée autour du trône de pierre. Ameldur entame la descente. Nous le voyons s'arrêter après une dizaine de mètres et disparaître sur le coté. Une ouverture dans une paroi ombreuse du puit. Au bout d'une minute, nous voyons la tête d'Ameldur se pencher dans l'ouverture, il nous fait signe de le rejoindre. Je laisse Elios et le prêtre descendre à tour de rôle dans le gouffre. Solen me sourit. Alors? Inquiet? Peur peut-être? Pas du vide quand même?
Et alors? De quoi je me mêle? Oui j'ai peur. C'est ce que qui fait que je me sens vivant là, tout de suite. Solen serre l'extrémité de la corde autour de ma taille, je la soupçonne d'avoir sciemment trop serré la corde, je sens ses fibres mordre mes chairs. Je ferme les yeux et tient fermement cette corde qui me paraît n'être qu'un fil au bout duquel le moucheron elfe se débat. Solen me laisse glisser dans la bouche de néant qui, lentement, m'absorbe.

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Corwin
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MessageSujet: Re: Notes de route   Mar 12 Mai - 21:39:24

Nous passâmes peu de temps à l'intérieur du palais oublié. Peu de temps, mais cela parût une éternité. Entre les hordes de non-morts, prisonniers d'un sortilège infâme qui leur ôta la vie en leur conférant ce simulacre d'existence - guerriers vaillants tombés sans combattre - entre les golems, ferreux ou minéraux, et l'être de puissance, rejeton assurément enlevé pour assurer la garde du palais dans ce demi-plan terne et sombre où il est maintenant plongé, entre tout cela, donc, nous nous frayâmes un chemin brutal, ensanglantant les salles et cours intérieures de notre propre sang, puisque nulle vie ne résidait là bas hormis la notre et celle du grand ver; enlevé et placé, certes il le fût ce fabuleux reptile, mais par qui? Nous sommes repartis, porteurs de nombreux secrets qui peuvent à présent de nouveaux être contemplés par des êtres vivants sous le soleil. Certains méritent de fouler à nouveau le plan matériel, mais je gage que d'autres devraient avoir été enfouis à jamais et demeurer oubliés.

Des reliques vouées à Tyr, cette intransigeante divinité humaine, parangon de la justice.
Un tome de pouvoir, si tant est que la conscience de celui qui le consulte soit à même de garder son intégrité à sa lecture.
Un manifeste ancien de tactique militaire, rédigé sous le sceau du clergé de Tempus.
Tapisseries, livres, jeux aux figures depuis lontemps tombées dans l'oubli.

Nobles et oubliés secrets innocents, à nouveau à la portée de tous. Néanmoins, d'autres choses, plus obscures étaient terrées là-bas. La connaissance du déroulé de la bataille des siècles passés, qui vît la lignée d'Aglarond se tarir. Dram... Je dois contacter le Simbulmyn. Pourvu que Julian soit en Mesring.
Un écrit, mais est il fiable, semble attester de la survie de l'illégitime rejeton de Brimbor et d'une thayenne, et de son envoi loin au nord. Pourvu que nul ne donne suite. Mal m'en a pris, mais je n'ai pas eu la vivacité d'esprit d'escamoter ce texte de nature à faire, à terme, mettre fin à la Régence de la Reine-sorcière d'Aglarond. Non que je sois particulièrement attaché à cet état de fait, mais je gage sur ma foi que la régence de cette puissante Artiseuse est seule capable de protéger les habitants de cette contrée face aux dangers multiples qui se dressent aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières de la péninsule. Sur le plan matériel comme à sa jonction. Dram... Marionnette? Agent volontaire? Illusion? Ou tout cela n'est il qu'un fabuleux mensonge?

Quand à l'emplacement de ce qui fût et que les envahisseurs du Sylde cherche à pénétrer, je ne sais. Dois je le détruire, et porter le fardeau de cette connaissance? Ou en faire part au sylde et au simbulmyn? Mais plus la connaissance s'en répend, plus le risque qu'un espion, ou une marrionette à la solde des nilshais en ait connaissance et ainsi leur permette de passer. Cette simple évocation m'emplit de frissons.

Chargés de fardeaux, et du produit de nos fouilles méticuleuses, nous quittâmes l'ombre pour revenir à la lumière. Quelle ne fût pas notre surprise en empruntant un portail de revenir au plan matériel sur le plateau recouvrant les restes de l'ancienne cité imaskari. Nous marchâmes dans l'ancienne cité maléfique vouée à Bââl. Je notais que les prêtres des divinités humaines qui nous accompagnait ne semblaient pas à leur aise. Je comprend aisemment leur malaise, l'ayant ressenti aussi lorsque mes pas foulèrent le sable de cette mesa perdue pour la première fois.

Nous descendîmes du plateau, et malgré mon incompréhension, nous nous dirigeâmes vers l'oasis des sables chantants.


Nota : L'art des habitants d'antan d'Aglarond était fort habile et talentueux. J'ai récupéré au hasard d'une embuscade magique dans le demi-plan ombreux un compagnon. Une merveille d'artisanat et de magie, un chien, animé magiquement, tout en mithril. Evidemment, l'animal n'en est pas vraiment un, mais qui sait. Peut-être ,en avançant dans la pratique de l'Art, peut-être donc reussirais je à faire que ce golem -car c'est bien de cela qu'il s'agit- devienne autre chose... Il faudra que je fasse des recherches là dessus.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Dim 17 Mai - 22:38:49

Quelle étrange mesnée tout de même. Qui eût cru qu'un citoyen de l'île des forêts du printemps éternel participe à une telle équipée, aussi disparate par le verbe que par le sang, aussi dissonante par la culture que par la peau. Et pourtant, j'y suis, et cela ne cesse de m'étonner alors que je joue aux cartes avec le martial chanoine du dieu brisé. Nous jouons l'amas d'antiquité arrâché à l'ancien chateau d'hiver de Brimbor, sur le demi-plan d'exil ou il fut scellé. Enfin, nous jouons ce que nos compagnons souhaitent garder par devers eux. Nous nous occupons comme nous pouvons, à l'ombre d'un rocher de l'erg des sables chantants dans lequel nus attendons nos compagnons. L'oasis est en vue, et notre escouade d'éclairage a du y arriver depuis plus d'une heure. Qu'il fait chaud... Je perds, mais cela ne m'étonne guère, je me défausse des cartes dont mon compagnon a besoin. Il le sait, et lui aussi tente de prendre mon attention à défaut en défaussant ce qui lui permettrait de gagner aux moments où je feins un coup de chaud. Nous nous détendons comme nous pouvons, mais au moins cela garde t'il nos esprits acérés.

Solen, à la brutale efficacité, toujours aussi peu prolixe en mots, fort diserte à l'estoc et à la taille. Sa peau blanche a peu résisté à l'éclat brulant des sables. Elle a gagné en assurance, ce qu'elle a perdu en patience. Quel signe faut-il y voir? Un présage heureux quant au combat intérieur qu'elle doit livrer? Est elle mieux armée à présent contre ce qui l'envehit de corps comme d'esprit? Ou est ce le signe de la défaite? Je ne sais, et ai peur de le découvrir et d'avoir des choix à faire. Mes frères d'étude et de jeux, mes pairs et parents ne comprendraient pas mon trouble. Je pense qu'ils auraient déjà scellés son sort. Qu'il est dur de se méler à l'humanité. Nos esprits s'en trouvent déformés. Tout n'est pas aussi parfais que je le pensais étant plus jeune, comme nous le pensions là-bas, à l'abri des maux de Faérûn. Le monde n'est pas que beauté, calme et volupté comme le disait ce poète des temps passés. Que nenni. Qu'adviendra t'il de toi demain, Solen des terres du nord?
Hélios et ses attributs martiaux toujours si bien huilés, toujours rutilants, enfin sauf lorsque... bref. Je me demande d'où peut provenir cet humain. Aussi noir de peau que l'ébène. Chult? Les prodondeurs de Chessenta? Son absence totale d'éducation, enfin ce que les citoyens des nations civilisées entendent comme tel, ne l'a pas empêché de prendre ce qui lui semblait noble dans la vie citadine, sans pour autant trahir profondemment ses racines. Shérif...
Ameldur, et ses sautes d'humeur, ses actes parfois puérils, parfois cruels. Tantôt le coeur sur la main, l'instant suivant capable de serrer le votre avec la force d'un sanguinaire chasseur sauvage. Toujours à tenter de percer les coeurs, les cordons de votre bourse et les secrets les plus noirs qui l'environnent... Plus froid et moins amène, mais comme nous tous je gage, les épreuves et les horreurs dont nous devenons témoins ne peuvent laisser de glace.
Et cet étrange elfe, aussi inculte que glacial. Un carnassier sordide, qu'on pourrait croire étranger à sa race, trainant au dos sa carcasse musculeuse deux cimeterres de grandes tailles, l'un rutilant à la lame effilée qu'on peut sans nul doute attribuer au brillant art d'un forgeron elfe, l'autre rouillée, dentelé, compact, indubitablement forgé à la hâte mais avec un matériau pur par un orc ou un gobelours plus adroit que la moyenne. Il s'exprime peu, et mal c'est donc heureux, mais lorsque que ses mains aggripent la poignée d'une de ses lames, son essence ne fait plus aucun doute quand les mouvements de sa lame et de ses pas dessinent au sol et dans les airs les arabesques compliqués d'une danse mortelle qui peaufine à l'art.

Flûte, cela fait deux mains que je gagne, je vois les yeux du chanoine s'illuminer. Que jouons nous déjà? L'amulette convoitée par le guerrier sauvage... Hum, reconcentres toi Corwin, je n'ai nulle envie de lui reclamer "mon" dû.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Sam 15 Aoû - 22:11:45

Un terrible carnage, voilà ce qui nous attendait dans ce qui fût le havre du désert des sables chantants. Lorsque nous fûmes hélés pour avancer dans l'oasis, je n'eus pas même le temps de manger, encore moins celui de me laver. La tempête s'est levée, énorme et nullement naturelle, une vague de sable apparût à l'ouest, de la direction du temple de Kossuth. Les priants d'Akadi tentèrent d'ériger une barrière d'air, hélas, les fruits de la trahison avaient été semés aussi bien dans que sous l'oasis. Les protections magiques érigées à la hâte disparuret en un éclair alors que la vague de sable tueuse était presque à nos portes.
Nous nous hâtames vers les sous-sols de la tour de la dame des airs, où nous entendions peu de temps avant la mélopée des prêtres provenir. Une mare de sang, deux corps sans vie et un troisième valant à peine plus s'offrirent à nos yeux, ainsi qu'un trou béant, fruit d'une explosion, débouchant par delà une chambre funéraire et menant vers un réseau ancien de caverne. Des traces arachnides partout... géantes... prémisces anonciateurs d'un festin que je gageais ne pas être notre.Mes compagnons avancèrent prudemment pendant que je feignais de m'occuper du corps de la prêtresse d'Akadi que je jugeais de prime abords aux portes du plan de fugue. A ma grane surprise, elle se débattait encore contre l'appel des juges des morts, et j'appelais à la hâte le dévôt d'Ilmater qui ne se fit pas prier pour endosser la plus grande partie des âffres de sa consoeur. Bientôt, elle ouvrit les yeux et se redressait, pendant que mon clérical ami titubait. Une jeune elfe que je ne connaissais pas et que nous avins rencontrés dans l'auberge de Kamir était avec nous. Sans doute avait elle jugé que survivre à ce qui allait s'abbattre sur l'oasis passait par un abri de roche, fût il sous terre. Elle nous avait donc emboité le pas. Un grand bonheur pour nous puisque c'est son cri qui nous alerta. La tour s'effondra sur ses bases et nous n'eûmes que le temps de nous jeter dans le tunnel caverneux. Lorsque la poussière se dissipa, nous les apperçûmes. Ce n'étaient pas des araignées géantes qui avaient piégé les suppliants et ainsi scellé le destin de l'oasis, mais bien pis que cela, des araignées démoniaques. Des bébiliths. Elles chargèrent, l'une au sol, l'une sur la paroi gauche et la dernière au plafond. Un chaos indescriptible se fit, l'espace se faisant rare. Les flèches amies se plantaient dans les cuirasses, les sortilèges faisaient mouche dans nos rangs comme sur nos diaboliques assaillants. Les corps tombaient, elfes comme arachnides. Et soudain le noir absolu, intense, oppressant... Une aura fébrile et blanche pure comme la lumière de séhanine lorsquele feu de lune est versé sur la terre, l'aura du fils d'Ilmater. Et puis la lumière, pure t brutale du soleil lorsqu'un nouvel éboulement nous fit revoir à nouveau le ciel maintenant bleu du désert en début d'après midi. Ameldur clopine, Bender se masse les tempes, je calme mes mains tremblottantes. Les bébiliths ne sont plus. Nous trouvons leurs oeufs un peu plus loin... un piège savamment orchestré, comme l'atteste les runes de feu apposés sur les parois de ces chambres de gestation arachnides. Des runes destinées à assurer la couvée et l'éclosion à point nommé. La tempête de sable, ce piège magique immonde, et les cris de gnolls que nous entendons provenant de la surface. Nous sortîmes peu après des caverne grâce à un sortilège clérical de façonnage de la pierre et nous marchâmes vers l'osasis et ses thermes, dernier lieu où nous nous sevenions avoir vu Solen. Elle était encore là, envellopée dans une épaisse gangue de glace, en stase volontaire, son épée plantée dans les eaux de bain. Nous la sortîmes de ce pétrin glacé en observant une colonne s'éloigner au loin. Bender et le fidèle du dieu de l'aube nous rejoirent bientôt, eux qui n'avaient pu nous suivre dans les profondeurs nous racontèrent la terrible bataille, perdue à l'avance des bédouins contre les gnolls et les prêtres de Kossuth, assistés par des horreurs élémentaires convoqués par magie. Ceux qui n'avaient pas été massacrés partaient au loin, dans le sillon de cette colonne de poussière, en esclavage, en Thay, en Thesk ou pire encore. La jeune partît en éclairage avec Bender. Ils revinrent près de 10 heures plus tard, la peau ravagée par le soleil. Ils avaient perdu la trace de l'armée... Nous regardâmes la jeune elfe avec soupçon et lassitude. Sale journée pour tout le monde... Nous avions condamnés par incompétence ou désinvolture des centaines d'âmes au triste sort d'esclave.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Sam 31 Oct - 15:10:21

Je laissais là mes compagnons et je me matérialisais en Mesring pour constater de visu l'état de siège décrété dans le hameau... Hameau disais-je? Une garnison plutôt. Partout à l'ombre des palissades fleurissait un nouveau type de fleur des champs. Des tentes, des oriflammes d'unités, des râteliers d'armes. Le feu et le fer sans cesse travaillerésour forger de quoi équiper les combattants, qu'ils soient professionnels ou courageux miliciens. La guerre va s'abattre sur nous. Je tâche de me rassénérer, de retrouver mes esprits en attendant le retour de mes compagnons. Je prends part à nombre de conversations avec le bailly et maître Forwood.

Le sénéchal, sombre-regard, n'est plus là. Dame Thyal nous apprît qu'il était parti en compagnie de Dram dans le Yuir. Nous n'eûmes nul doute sur les motivations de Dram, aveuglés que nous étions par la certitude qu'il était tombé sous la coupe des envahisseurs extra-planaires. Nous nous lançâmes à leur recherche avec Ameldur et Bender, assistés avec bienveillance par le bon Mailikki. Les traces nous menèrent vers les chutes et les restes en ruines de l'ancien bastion elfique. Là, dans le puit naturel qui conduisait à l'ancien forum, à mi hauteur, nous trouvâmes les restes crucifiés et éventrés de Dram. Interloqués, ne sachant plus quoi penser, nous décrochâmes le cadavre martyrisé du gnome, et, à l'aide d'un tapis volant arraché à l'oubli dans le vieux palais de Brimbor par Ameldur, nous évacuâmes ses restes sur Mesring. Sombre-regard était revenu en Mesring, sans sa lame de lune. Le doute nous pris. Et si le sénéchal était à son tour tombé sous la coupe d'un nilshaï? Je m'ouvris de ces doutes, avec l'accord de mes compagnons, à maitre Forwood. Le sénéchal fût presque aussitôt mis sous bonne garde et dame Thyal prît le commandement de la garnison. Messire Hélios fût promu au rang de commandant en second. Le poste vacant de Shériff fût comblé par un choix des plus étranges, dame Solen.

A l'arrivée du reste de l'équipée, Dame Thyal nous demanda de prendre contact avec la mine du clan des haches cendrées qui ne donne plus signe de vie, ainsi qu'avec les gardiens du fort de Heaum, tous deux situés derrière les lignes ennemies. Nous décidons de passer par le couvert magique et feuillu de la forêt afin d'être les plus discrets possibles. Au passage nous avions l'intention de recueillir des nouvelles du cercle druidique. Hélas, une fois arrivés, nous constatâmes une nouvelle scène de carnage et de dévastation. Des têtes tranchées, plantées sur des piques, le temple rasé et le chêne millénaire débité en petit bois. Les trâces, que nul n'avait cherché à maquiller, ne laissaient nul doute sur les auteurs de ces déprédations : les orques des tannaths. Nous avons pris le soin de faire une sépulture digne pour ces pauvres amis de la Nature, et, renseignés par une patrouille aglarondienne, nous repartîmes vers l'est et les mines.

A l'orée du Yuir, nous eûmes maille à partir avec un wyrm et une patrouille des envahisseurs. Nous laissâmes libre court à notre colère et à notre peine, et nous abandonnâmes les restes fumants aux corbeaux. Après une marche forcée vers les contreforts des tannaths, nous atteignîmes la mine des Haches Cendrées, et nous pûmes constater les travaux mis en oeuvre par les nains pour restaurer la mine : un immense vantail en adamantium scellait l'entrée des cavernes. Un guetteur nous permit d'entrer. Nous pûmes alors constater que les nains avaient sinon offert du moins proposé la protection de leurs mines aux survivants du fort de heaum, ainsi qu'aux austères moines des monts Tannaths. Le soulagement était à l'ordre du jour, du moins pour ma part, car je m'attendais là encore à ne trouver que des cadavres de personnes chères. Mes compagnons décidèrent de pousser plus avant leur équipée dans les tannaths et en orée du Yuir, alors que j'entrepris d'évacuer par magie les quelques cinquante moines vers les cieux plus accueillants, mais pour combien de temps encore, de Mesring.

Au bout de cinq jours, mes compagnons arrivèrent à ce qui ressemblait de plus en plus au camp retranché de Mesring, alors que je terminais à peine mes transferts magiques des moines des Tannaths. Ameldur, Bender, Solen, Hélios et les deux parangons de lathandre et d'ilmater m'apprirent alors qu'ils avaient croisé la route d'une des abominations qui assaillent le Silde : un nilshai. Malgré les bravades d'Ameldur, les récits des autres compagnons ne laissaient planer nul doute. Les vaillants compagnons n'avaient dû leur retour en vie qu'à l'appétit du Nilshai pour le portail dont Dram avait la charge. Or, Dram mort, nul n'avait pu interférer avec la volonté du Nilshaï de procéder à ses sombres et secrets desseins au sujet du portail dit de la "succube". Nous avançâmes alors vers la grotte, ayant dans l'esprit de contrer la manipulation que le Nilshaï n'avait pu qu'entreprendre sur le portail.

L'enfer s'était déchaîné dans ce qui était les chambres de granit de Dram, sombre écrin renfermant le portail. Des créatures issues des neuf enfers, des morts vivants et des vampiriens, voilà en substance ce que recélait la grotte de feu le mage gnome. Harassés, foubus, et nullement rassurés, nous fouillâmes de fond en comble la caverne après avoir renvoyés à leurs plans ou à leurs créateurs les monstruosités qui avaient pris pied dans le sous-sol de Mesring. Ameldur découvrît une cache magique qui renfermaient les grimoires et journaux de marche de Dram. Nous parcourûmes les écrits déliés du gnome et nous découvrîmes avec surprise que le mage n'était pas sous la coupe d'un nilshaï, mais qu'il avait trouvé le moyen de le controler. Et que l'infect nabot était un espion sous couverture des thays, aux ordres de Svass Tam. Le plan d'invasion était tracé dans les grimoires du magicien. Quasimment toutes les choses qui nous arrivaient étaient planifiées, programmées de longue date, par les thays. Ainsi, l'arrivée souterraine des drows n'était pas fortuite, mais dues aux forfaitures du bon Dram, pour les pousser à attaquer en plein coeur de Mesring, sans se douter que leur attaque était le produit des rapines et machinations de Dram. Le grand ver blanc? Allié aux thays. Parmis les renseignements dénichés dans les écrits du défunt, nous trouvâmes également trace du "remplacement" des moines ancestraux des tannaths par une sombre confrérie vouée à Shar, la sombre déesse des ténèbres et des secrets. Ainsi, j'avais transporté jusqu'en Mesring des assassins en puissance. Par les étoiles éternelles d'Arvandor... Certes, il fut sans doute bon d'éloigner ces cinquante moines des galeries sombres et closes des nains. Ainsi, un carnage a été certainement évité dans ces murs enfouis, cependant, je gage que les mauvais coups que le moines peuvent porter ici, en plein coeur du territoire aglarondien fera plus de malheur! Mes compagnons comptent remédier rapidement au problème, du moins si j'en crois les cris rageurs du prêtre de lathandre et de notre ancien shérif, Hélios.
La peste soit de ce gnome et de ce qu'il a manigancé sur le portail pour arracher une partie de l'âme de tout individu passant par celui-ci. ce viol plus qu'intime de nos conscience me révulse. Et plus encore quand je pense à ce que pourrait bien en faire le commanditaire de ce cambriolage d'âme, le nécromancien Svass tam.

Le prélat d'Ilmater, Evandil, réussit à fermer le portail qui avait été affreusement détourné vers les enfers, par Dram, suite au meurtre de la jeune serveuse d'arsène. L'aveu hilare de ce sacrifice humain était lui aussi consigné dans les annales du gnome. Pas la peste... non ce serait bien doux. Puisse talona couvrir de baisers purulents le front, les joues et la bouche de feu le mage de thay. Je gardais par devers moi les grimoires, déterminés à en relever tous les secrets. Par moments, des frissons de terreur moite me prirent lorsque mes yeux se posaient sur des formules indicibles et interdites. Mes compagnons sont partis vers l'ouest et les travaux de fondation du futur temple dédié à Lathandre. Il paraît que les moines y travaillent d'arrache-pied. une fois le problème des moines réglés, ils se rendront dans la vielle cabane de Wing, au fin fond des bois, pour y récupérer le chaudron du sorcier fou. Espérons que le golem ne leur donnera pas trop de fil à retordre. je les rejoindrai d'ici à 5 jours et ensuite... Ensuite, je ne préfère pas y penser. Je crains l'obscurité et les grattements... En bas, tout est grattement... chuintement... et douleur.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Dim 7 Fév - 21:00:29

Solen est revenue me chercher, avec un plan. De manière à se débarasser d'un front potentiel, elle a réussit à négocier avec Bigo. Elle a récupéré son amulette daerrauw et compte bien s'en servir comme monnaie d'échange afin que les noirs cousins abandonnent leur expédition punitive. Nous partîmes donc vers la cabane de Wing afin de nous enfoncer en ombre-terre. Au passage nous pourrons rapporter le chaudron du sorcier.

Le voyage fût relativement serein. Nous n'eûmes pas affronter âme qui vive et qui en veuille à notre intégrité physique. Cela change...

L'arrivée à destination fût cependant ô combien plus périlleuse. Alors que la nuit tombait et que nous comptions nous reposer dans la cabane du sorcier avant d'entreprendre notre descente vers les galeries obscures d'ombre-terre, nous fûmes assaillis par des esclaves aux ordres des maîtres d'ombre-terre. Du moins, c'est que ce nous avons pu conclure à la fin de cet affrontement. Tout d'abord, nous crûmes que l'assaut était diligentée par la faim et le désespoir de cette patéthique bande d'humanoides. La victoire fût aisée devant le manque de coordination de nos adversaires. Lorsque nous entendîmes les chuintements, l'inquiétude nous prît. Un coup d'oeil à l'extérieur nous révéla la présence de nombreuses araignées aussi grandes que la masure du sorcier et nous aperçûmes également une bande de daerrauws, observant l'avancée des arachnides.

Je me faufilais sous forme gazeuse hors de la cabane avec pour objectif de prendre sous le coup de mes sortilèges l'ensemble de la nuée formée par les immenses vermines, pendant que mes compagnons, Ameldur, Solen, Bender, les deux prêtres et l'étrange elfe aux armes orque organisaient autant que faire se peut la défense de la masure. Hélas, les matrônes ennemies eurent tôt fait de faire s'écrouler le toit sous un flot de sortilèges incendiaires, laissant ainsi le champ libre aux araignées géantes pour fondre depuis les cieux sur mes compagnons. Une créature mi-drow, mi... démon se rua sur la cabane, faisant voler en éclat la porte, dérisoire rempart...

Tout ne fût plus que chaos. La lumière et l'espoir sembla nous abandonner lorsque tomba le porteur de lumière et de compassion. Fort heureusement je pus canaliser l'attention d'une prêtresse et je m'aperçus non sans une pointe de frayeur absolue que les légendes ne mentaient pas : l'impie magie des daerrauws EST redoutable, et leur tisseuse de toile aussi perverse que leur sombre déesse. J'ai été vaincu par cette noire traitresse. Vaincu, mais pas tué. Pendant que je ne faisais pas mieux que faire perdre du temps à cette fille d'Araushnée, Ameldur fît des prouesses et après s'être occupé d'un assassin, mit fin aux véléités sanguinaires de la deuxième prêtresse.

Le combat fût aussi rapide qu'intense. Le terrain fût rapidement notre, encore que je ne saisisse toujours pas par quel miracle il le fût.

Je ramenai par magie les blessés en Mesring pendant que les valides prenaient la garde en attendant le retour de compagnons reposés.

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MessageSujet: Re: Notes de route   Mar 2 Mar - 20:50:37

C'est une Solen au regard encore plus sombre qu'à l'accoutumée qui vint me tirer du lit il y a une dizaine. Il fallait retourner chercher un gros champignon dans le désert. Siobahn avait trahi Aglarond et s'était alliée aux forces de Thay. Nous partîmes donc en direction du temple de Kossuth, dans le nord-ouest des sables chantants.

Après quelques péripéties, et quelques allées-retours du mage "voyage express", nous arrivâmes à destination. Les lieux avaient changé. La mesa ceinturant le temple était toujours là, certes, mais que d'agitation dans l'ombre. Un campement de prisonniers, sous la férule d'esclavagistes thayens encadrés de compagnies de gnolls et de gobelours, se tenait devant son entrée, en forme de fer à cheval. Non loin, en périphérie de cet amas pouilleux de tentes où les humains et humanoides coexistaient, nous pouvions dénombrer une trentaine d'amalgamme d'élémentaires gigantesques, des holocaustes. Ameldur et moi devinâmes au milieu de ceux-ci,et du brouillard de chaleur qu'ils développaient, une forme ailée et reptilienne colossale : un formidable dragon rouge. Je n'avais pas encore eu l'occasion de voir une menace ailée de telle taille, et je n'avais pas l'intention de le voir de plus près. Nous observions, à une bonne dizaine de kilomètres de distance et cela m'allait très bien.

Nous discutâmes de la marche à suivre et nous optâmes finalement pour une téléportation sur les hauts de la mesa, pour nous glisser à l'intérieur sous couvert de l'invisibilité et d'une forma gazeuse. Je lançais mon sortilège pour bondir sur la mesa, encore préoccupé par la découverte du dragon, et déjà en train de penser aux ombres des roches que nous avions aperçu sur les flancs de la mesa. Mal m'en pris, le sortilège m'échappa. Et ce fût finalement un bien. Ma téléportation nous mena trop à l'est , et nous rebondîmes sur un champ de force invisible, une ancre dimensionnelle de belle puissance, pour empêcher quiconque d'entrer (ou de sortir) de la mesa par bond planaire ou changement de plan. Nous chutâmes. Ou du moins est ce que je crus. J'entendis vaguement le héraut de Lathandre marmonner frénétiquement, et nous nous retrouvâmes au moment ou je tenais mes compagnons par la main pour tenter le bond. Je m'arrêtais net et regardais mes compagnons, tous soulagés. je n'avais pas révé ce qui venait de se passer... L'expérience nous servit néanmoins. Le temps de notre chute, nous avons pu dénombre des troupes mort-vivantes, dont une compagnie de momies, dis compagnies de squelettes (dont certains animés par la flamme de Kossuth). J'avais également aperçu une entrée vers l'outreterre, consolidée par des travaux et étais dont l'allure et le style laissaient percer la marque de mes noirs cousins d'ombre terre. Nous pûmes également deviner que l'intérieur de la mesa était recouverte d'une chappe d'obscurité magique.

Nous décidâmes alors de partir vers la mesa sous état gazeux, pour ensuite voleter le long de celle-ci jusqu'à ses hauteurs. Nous contournâmes le camp et entamions notre ascencion lorsqu'Ameldur se retrouva nez à nez avec une ombre des roches aux dimensions tout simplement stupéfiantes. Ameldur fût tout d'abord paralysé. Puis, ayant du subir par inadvertance les ondes perturbatrices de ce monstre des profondeurs, il se rua à l'assaut de l'immonde vermine, toujours sous couvert de l'invisibilité et sous forme gazeuse. Il en résultat qu'il se découvrit à la bête qui donna l'alarme. Nous continuâmes à monter, priant qu'ameldur recouvre suffisament tôt ses esprits pour rompre le combat. Nous arrivâmes sur les hauts de la mesa lorsque qu'un évènement nous apprit la mort de mon compagnon elfe. Une puissance colossale venait de se libérer. Nyth, premier des dracoliches seigneur de la nuit était libéré de sa prison, n'ayant plus de porteur. Il se rua à l'assaut du grand drake rouge, certainement pour investir son corps. Nous n'avions nul doute quant à la victoire du dragon millénaire, comme nous n'avions nul doute sur ce qui allait suivre. A quoi bon mener la mission à son terme? Nyth allait tout détruire. Le temple, les troupes thays et nous par la même occasion. Paralysés par l'effroi, nous n'entendîmes qu'à peine le parangon de Lathandre incanter à nouveau. Il en appela à son seigneur lui-même. Et face à la menace maléfique qui menaçait de prendre à nouveau pied dans les royaumes, il répondit. Lathandre effaça la trame du temps, et nous nous trouvâmes au pied de la mesa, sous forme gazeuse, ameldur à nos cotés.

Pour ma part, je tremblais encore de la puissance incommensurable et maléfique que j'avais aperçu au milieu de ce maëlstrom furieux, ce chaos bouillonnant qu'était Nyth. Nous avions reculé dans le temps, mais Lathandre avait marqué l'esprit de chacun d'entre nous. Nous reprîmes l'ascension en nous laissant conduire par les vents ascendants.

Nous arrivâmes enfin sur les hauts de la mesa. Nous constatâmes la présence de nids d'ombre des roches, et comptâmes quatre couveuses d'une taille gigantesque. Nous nous placâmes au milieu du fer à cheval de la mesa, et le fléau de Lathandre, éreinté, incanta à nouveau. Un pan de la mesa trembla, se fissura et s'éboula, emportant avec lui une partie du temple en contrebas. La chappe d'obscurité se dissipa, et un spectable horrible s'offrit à nos yeux. Une armée de cavaliers lourds thayens était stationnée sous l'abri de l'ombre magique. Mais cette armée avait été fauchée par l'éboulement. Nous pouvions deviner, à travers le rideau de poussière qui s'élevait du sol, des enchevêtrements de corps humains, de chevaux et de roche. Partout en contrebas des cris... d'hommes et de bêtes. Puis un vent violent se leva, et nous entendîmes l'anathème lancée à Solen. Un défi, promettant une mort inéluctable. Le dragon rouge était là. Il était Siobahn.

Il fonçà sur nous, lâchant son souffle de feu. Nous brulions, mais la riposte ne se fît pas attendre. Je lachais mes sortlièges les plus puissants, tirant des cris de rage de la bête, Zalera sauta sur l'aile de la créature et entrepreis de la chevaucher pour lutter contre elle, sur elle. Il assénait des furieux coups de poing, en avançant de plus en plus vers la tête du dragon. Ameldur tirait ses dards empoisonnés en pure perte, les écailles de la créature lui conférant une armure infranchissable contre eux. Les deux prêtres se préparaient au second assaut. Solen, blème mais résolue saisit son épée de glace et évaluait la situation.

Lorsqu'il fut clair dans l'esprit de Solen que le dragon piquait sur moi, toutes serres dehors, elle vint se placer devant moi, épée pointée vers le gigantesque reptile, en signe de défi. Le drake attaque et se posa face à nous. Ce fût sa dernière erreur. Au milieu de la pluie de coups distribués par Zalera, les sortilèges de plus en plus ténus du héraut lathandrite, Solen s'avançà, esquivant les griffes de Siobahn.

Reforcés que nous étions tous par la présence de l'Aasimar voué à Ilmater, elle s'avançà et abattit à quatre reprises son épée glacée sur le museau de la bête, lui extirpant un râle d'agonie. Le cinquième laissa une balafre béante sur le front du dragon qui s'écroula.

Nous n'eûmes pas le temps de reprendre nos esprits : les ombres des roches qui avaient survécu à l'effondrement de la mesa se ruèrent vers nous. L'affrontement tourna au chaos lorsque les premiers éléments thays entamèrent la montée de l'éboulement pour en découdre avec les intrus. A leur tête, un mage lévitait et prenait pour cible à grand renfort de boule de feu l'Aasimar, planant au dessus de nous et lançant ses sorts de guérison. Nous ne demandâmes pas notre reste, et nous filâmes en nous téléportant (l'ancre dimensionnelle ayant disparu en même temps que le temple) dès que la dernière ombre des roches eut rendu son dernier souffle. Solen embrocha le corps de Siobahn qui avait retrouvé son apparence elfique sur sa lame et l'instant suivant, nous étions aux portes d'Emmech.

Nous avançâmes dans la ville forteresse, et nous empruntions le pont lorsqu'une odeur de poudre se fit sentir. Le pont principal était piégé et des tonnelets de poudre explosive étaient placé sur ses piliers. Je glaçais les mêches grâce à ma magie, ce qui nous valût l'intervention plus que musclée des gardes de la ville et des guerriers du temple de Tempus. Après quelques explications, nous fûmes finalement conduits jusqu'à la citadelle. En chemin, nous entendîmes plusieurs déflagrations et nous vîmes un holocauste géant apparaître des taudis du nord de la cité, là où se réfugiaient les guildes de voleurs et d'assassins de la cité. Des cris et des flammes partout. La guerre venait de commencer. A notre premier coup, les thays répondaient par la terreur.

Correlon, veille sur tes enfants... Ils n'ont pas fini de pleurer.

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