Forum du module Aglarond pour Neverwinter Nights 1
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Autopassion.net le site dédié à l'automobile créé par ses utilisateurs
Partagez | 
 

 Le pantheon elfe

Aller en bas 
AuteurMessage
Corwin
Légende Alglarondienne
Corwin

Nombre de messages : 287
Age : 43
Localisation : Exilé dans la couronne sud-parisienne. Putain, 3 ans...
Date d'inscription : 24/08/2006

MessageSujet: Le pantheon elfe   Mar 20 Fév - 13:25:00

CORELLON LARETHIAN, le Créateur des elfes, le Premier de la Seldarine, Couronne d'Arvandor

Bon... écoutez moi bien, vais pas le redire deux fois, bande de cervelles de rats... les elfes, c'est rien que de la chair à goules, pigé?

Bon, c'est quand même dur à tuer, et leurs villes dans les arbres, avec leurs cristaux et tout çà, ben c'est pas facile à piller. En plus, ces femmelles geignardes, ben ils utilisent de la magie. Pis de la bonne. Et en plus, ils pleurnichent tout le temps dans les jupes de leurs sous-dieux. Alors, apprenez à reconnaitre les suppliants, et ce qu'ils prient. Avec çà, vous trouvez les cibles prioritaires à décapiter, avec les mages.

D'abord, y a les tarés qui adorent leur père, comme ils disent. Correllon. *crache* Un dieu lâche, veule, et sournois, trois fois maudit soit son nom. Les ancêtres disent qu'il a arraché l'oeil de gruumsh dans une saleté de traquenard. Ce fils de la truie s'est servie de sa trainée officielle pour tendre un piège à Gruumsh. Evidemment, il s'est pas laissé berné. Il savait bien que çà sentait le purin de rothé. Mais bon, il pouvait pas refuser un affrontement quand même. Alors Gruumsh y est allé, et là, pan! TRAQUENARD!!! Mais Gruumsh avait de la ressource! Le combat qu'il mena contre l'autre saligaud a duré une éternité, et à la fin, encore un coup de traitre, Corellon *crache* s'est servi de sa magie. Ouais! Notez bien hein, porcelets ignares, Correllon est le père de ces fourbes d'elfes, et c'est par lui que la magie leur est connue. Il règne sur leurs forets... c'est bien pour çà qu'il faut couper tous les arbres! Pis il veille sur les forestiers. Bon z'avez rien compris hein bandes de tarés. On va faire simple... Tout ce qui est habillé en vert, avec une lune sur la robe, COUIC!

Alors, bilan... BRULEZ MOI CE BOIS DE MERDE ET COUPEZ LEUR LES MAINS!!! En avant, les pouceaux!

Extrait de l'harangue d'Orbuth Six-doigts, shaman de la horde des Sangliers gris, à ses troupes orcs,avant l'annihilation du clan quelque part en Cormanthor.


Dernière édition par le Mer 21 Fév - 16:59:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Corwin
Légende Alglarondienne
Corwin

Nombre de messages : 287
Age : 43
Localisation : Exilé dans la couronne sud-parisienne. Putain, 3 ans...
Date d'inscription : 24/08/2006

MessageSujet: Re: Le pantheon elfe   Mer 21 Fév - 16:56:31

SOLONOR THELANDIRA, l'Oeil perçant, le Grand Archer.


Ma...j'tis dit qu'si, bon sang!!! J'étions avec la jeanine en train de couper qu'eques arbres, à la lisière d'bois des araignées. J'avions jamais vu une seule d'ces sales bêtes, alors, j'mi suis dit "Gaspard, grand, y a pas plus d'raignées dans c'te bois qu'eud d'or dans ma cheminée, alors, vas y, et coupe d'bois pour c't'hiver".

Alors, d'un coup, j'abattions mon cinquième arbre... j'vois v'nir un grand déguingandé aux oreilles pointues. Mais si, j't'y dis...et j'avions point bu, parole de Gaspard. J'y dis, à la jeanine, d'aller voir à la maison si j'y suis, pendant que l'autre il s'approche. L'autre, l'avait une sorte de d'peau de cuir avec une grande flèche grise sur un fond vert dessinée d'ssus, ouais, un point...parpoint... pourpoint, comme y disent sur el marché de la porte d'Baldur... Bref... En tout cas, l'était moche son habit...Y portait çà, avec un grand arc dans son dos, et un carquois. Pis y me dit :"L'ami, à ta place, je n'en couperais pas plus, tu as déjà ce qu'il te faut pour tenir tout l'hiver, crois moi, il ne sera pas rude", avec une voix d'fille.

Alors, moi, j'm'demonte pas, tu penses, et j'y dis... "T'es qui toi, et t'y connais quoi toi?". Alors y m'dis qu'il est beau, et du peup... ou peuplier, sais p'us, et qu'y vit dans les bois, avec Solonor queque chose... Hein? Tu dis? Ouais, queque chose comme çà... Solonor Thelandira. Une aute espèce de grande folle, çà t'y peux m'croire. Bref... y m'dis çà, et pis y m'dis que couper des arbres çà va, mais pas trop, pis que de toute façon, si j'coupe trop, ben l'bois y se vengera, soit par les araignées, c'te bonne blague hein, soit par sa copine... Solonor... Hum? C't'un gars? Pit êt', sais pas moi.

Bref, y'm'parle, y'm'parle, pis j'avance pas dans ma coupe, moi. Alors, j'm'ynnerve un peu, et j'le pousse. T'as vu mes muscles hein? Ben il a pas bougé d'un poil. ALors, j'veux l'y coller mon poing dans l'oeil, histoire de lui apprendre à y voir dans l'noir, et pouf... l'était d'jà derrière mon dos. Un rapide, t'y peux m'croire... Y m'a botté l'arrière... en tombant j'avions remarqué un truc bizarre...là où il était, ben y avait pas un satané brin d'herbe plié... z'étaient tous droit comme des I. Mais non, pisque j't'tdis qu'j'avions pas bu! T'écoutes donc rien?

J'm'y r'lève, et v'là t'y pas que j'vois trois grosses boules eu'd poils, avec pleins d'pattes qui s'glissent dehors d'la forêt... des ariangées grosses comme la noiraude...mais non, pas ma vache, mon poney! J'ai fait sur moi, j't'y jure, c't'e frousse. Elles lui arrivait parl'dos, et j'm'y suis dit "Gaspard, t'as du bol, parce que les saletés, vont bequeter l'aut', et pendant c'temps, t'y peux courir loin". Et là l'aut, il s'retourne d'un coup, lance son bras en l'air en criant "Solonor", et pis hop, quand son bras y'retombe, ben il a son arc dans les mains, avec deux flèches d'ssus. Il tire, et PAN! V'là deux araignées avec un oeil eu'd moins... elles se sont barré vite, t'y peux m'croire... aussi vite qu'le vent...Après y 'me dit... "As tu compris humain, ou faut il que je te réexplique comme je viens de le faire aux prétradrices à 8 pattes?".

Alors, j'y ai dit qu'j'avions bien compris, et qu'j'vais assez eu'd bois pour l'hiver, pis que je ferais attention à pas entrer dans c'te forêt pleine de bêtes. Et y m'dit que c'est tant mieux, parce qu'il avait des frères pretres qu'y s'raient moins parlotteux pour expliquer.

Ouiaip, t'y peux m'croire, ben les frères d'Solonor,sont susceptib',parlent pas beaucoup, pis c'est satané archers, vi.

Conversation entre Gaspar Malert, fermier de la côte des épées, et un barde aquafondien de passage à la Porte de Baldur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Corwin
Légende Alglarondienne
Corwin

Nombre de messages : 287
Age : 43
Localisation : Exilé dans la couronne sud-parisienne. Putain, 3 ans...
Date d'inscription : 24/08/2006

MessageSujet: Re: Le pantheon elfe   Jeu 22 Fév - 15:48:20

AERDRIË FAENYA, la Mère Ailée, Reine des Avariels

Gashh Nallon Tarrak'ss Ne Hesss... Voilà... Que c'est épuisant d'invoquer la langue des ancêtres... tu ne trouves pas? *ricane* Tu ne dis rien? Allons...ne me dit pas que tu ne te sens plus maitre de ta langue et de tes muscles? Si? Que c'est dommage, petit. Bien... à présent, tu peux m'écouter.

Je vais te raconter un souvenir de chasse. Un souvenir ancien. Alorsque j'étais encore un jeune trublion, comme toi, je n'avais que deux choses en tête. Voler au dessus des pics, et manger. Ces deux buts étaient compatibles, et je les assouvissais pleinement. J'adorais particulièrement chasser les Aarakokras.Tu ne sais pas ce que c'est hein? C'était tellement gouteux...et il était si plaisant de les voir s'éparpiller de terreur, lorsque je fondais sur eux. *rire caverneux et tranquille*.

Un jour, je partis chasser vers les pics brumeux. On les appelait comme cela à l'époque car le brouillard qui enveloppait les hauteurs des pics ne se levait jamais. J'allais chasser donc, et je fus rapidement de fort méchante humeur.Pas une proie digne de mon gosier à me mettre sous la langue. Pour ne rien arranger, je me perdis dans le brouillard. Plus aucun repère. Alors, je merésolus à remonter le long d'un courant ascendant.Je ne réfléchissais pas alors à l'existence de ce courant dans un banc de brouillard perpétuel. Lorsque j'en émergeais enfin, je pensais me retrouver au dessous des nuages. Je faisais erreur. Le brouillard était partout autour de moi,je meretrouvais dans une poche où il ne régnait plus, c'est tout. Et là, je vis des tours de cristal... de majestueuses tours. Entre celles ci, je vis des créatures étranges... des elfes ailés. Je vois à ton regard que si tu pouvais ouvrir plus grand tes paupières, tu le ferais hein petit? Oui... mais tu ne peux pas. *glousse*

La salive me dégoulinait de la bouche. Des elfes...inconnus... quel gout exotique pour mon palais. Je piquais vers un groupe, et comme jem'y attendais, ils s'égaillèrent à grand cris. La mort pourpre fondait sur eux...c'était normal. Je jetais mon dévolu sur un mâle à la robe diaphane. Je le pris pour cible pour deux raisons. D'abord sa peau...elle était légèrement plus dorée que celle de ses compagnons.Elle me faisait penser au croustillant de la peau d'un ours, après un souffle léger de ma gueule. Et puis, j'avais repéré un médaillon chargé de magie à son cou. Je comptais bien le dévorer, et mettre la main sur ce magnifique objet. Lors de la poursuite, j'eus tout le loisir de le détailler. Ilreprésentait un oiseau gris, comme vu au travers d'un nuage...une esquisse, une silhouette. Magnifique. L'elfe voulut me perdre dans les brouillards éternels, mais son fumet était trop vivace dans mon esprit, et je pus le suivre à l'odeur sans aucun mal, la faim me tenaillait les boyaux, et l'envie...

Nous sortîmes du brouillard, à l'est des pics. L'heure de l'Hallali avait sonné, j'avais assez joué. L'elfe fit volte-face et me prit à dépourvu. Je n'eus pas le temps de modifier ma trajectoire, et jelme dépassais, furieux de m'être laissé prendre à telle ruse, et de montrer telle faiblesse à ce morceau de viande. Je notais néanmoins qu'il avait saisi son médaillon. Dans mon dos, je l'entendis chanter à l'attention d'une certaine Aerdrië. Et le vent se leva, venu de nulle part. Des nuages convergèrent vers nous. La pluie se mit presque immédiatement à tomber. Je fis un arc de cercle en prenant un peu de hauteur, dans le but de fondre en piqué sur lui. J'entendis le tonnerre... Je piquais vers lui, et lui restait dans l'air, sur-place...Il arborait un grand sourire. Je le saisis dans ma gueule, lorsque la foudre me frappa. La colère grandissait en moi. Mais je me contins de le secouer en tout sens pour leréduire en charpie et disloquer ses membres.Je le serrais de mes crocs suffisemment fort pour percer ses chairs, mais pas assez pour le tuer. Son sourire me dérangeait. Il me parla : "Tu as eumal, Thauglor.Tu contiens ta douleur, mais la souffrance est tienne. L'éclair t'a déplut... Ce n'est qu'un avertissement.Regarde au dessus de toi."

Je m'exécutais, et je vis que les cieux étaient couleur d'ébène jusqu'à l'horizon. Je vis les zébrures blanches, chargées d'électricté déchirer ce manteau opaque.Les éclairs me frolaient à chaque fois. L'inquiétude megagna. Oui, tu entends bien. J'ai eu de l'appréhension. L'elfe reprit sa diatribe.

"Thauglor, grande terreur pourpre, si tu me relâches, et si tu t'engages à ce que ni toi, ni tes descendants, ne chasseront plus jamais un membre de mon peuple, les Avariels, alors, tu règneras, et tes rejetons après toi sur des forêts majestueuses, et vierges. Aerdrië te prodiguera semence fertile,et puissante." Je réfléchis...non pas que je souhaitais particulièrement avoir des rejetons turbulents et haineux comme toi... Je me fichais éperdument qu'ils viennent à regner après moi sur des contrées vierges...Mais la puissance m'était promise. Et la vie. Je savais que je ne survivrais pas à l'elfe si je le dévorais. Je le sentais detout mon être. Alors...je me suis soumis.Oui... tu entends bien. Moi Thauglor, terreur de Cormanthor,seigneur de l'occident, père des vers, je me suis soumis. Pour la seule et unique fois de ma vie, j'ai cédé à un gibier. J'ai relaché l'elfe, je ne l'ai pas tué. J'ai arraché ses ailes. La chute l'a tué.

Et tu es là... je suis là.

Sass' nork Tallinn Garuss. Voilà... tu peux parler...mais je te le déconseille, si tu ne veux pas que je m'occupe de toi avant d'aller rencontrer la proie qui se prend pour un seigneur. Retiens deux choses. Les avariels sont les enfants chéris de Aerdrië. Et eux seuls. La déesse elfe les veille en permanence. Ne t'en prends jamais à eux. Respecte la parole que j'ai donné.
La seconde... Ne cède jamais deux fois à une proie. Cet Illéphar, ce seigneur des sceptres entend me spollier de Cormanthor...Il va voir de quel bois se chauffe Thauglor. Viens petit...je vais te montrer comment assaisonner des elfes sylvestres, qui se croient aussi puissant qu'un dragon. Tu vas assister à une chasse, une vraie...une purge.


Monologue de Thauglor le pourpre, à un de ses rejetons, Miranataulas le Brasier. Quelque part dans l'ancienne Cormanthor, en -500 CV, avant son combat contre Illéphar, seigneur des elfes sylvestres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Corwin
Légende Alglarondienne
Corwin

Nombre de messages : 287
Age : 43
Localisation : Exilé dans la couronne sud-parisienne. Putain, 3 ans...
Date d'inscription : 24/08/2006

MessageSujet: Re: Le pantheon elfe   Sam 24 Fév - 13:36:39

SHEVARASH, l'Archer Noir, le Chasseur Nocturne

J'ai connu un elfe, un jour. Le beau peuple, les sages anciens, fascinés par les arts, et la magie, disaient les contes. Tu sais, je me les imaginais expectatifs, joyeux, amoureux de la nature, de la vie. J'ai connu un elfe, et la vérité est toute autre.

Tout avait commencé dans la jungle de Chult. Je faisais parti d'une expédition archéoligique. Nous suivions Gerren Delantre, un fameux aventurier sembien. Non, çà ne te dit rien? A l'époque, son étoile brillait de mille feux, et on disait qu'il était bien vu par les oligarques de son pays. Nous étions partis plein d'allant, par bateau, six mois plus tôt d'un petit port amnien, et étions arrivés sans encombre à Tashalar. Déjà, le simple fait d'avoir vu cette magnifique cité, aux tours exotiques élancées, aurait sufit à mon bonheur. Nous étions à la recherche de la mythique Mezro. Nous n'avons arpenté Tashalar que trois jours, le temps de trouver toute la pitance et les outils dont nous aurions besoin, et nous partîmes affronter les moustiques et les maladies de la jungle.

Cela faisait 2 semaines que nous nous frayions un chemin à travers les mangroves, les marais infestés de moustiques, les sangsues...et surtout la forêt, la jungle. Rien de commun avec nos forêts du nord, tu peux me croire. Nous avions perdu presque la moitié de nos hommes dans une vaine lutte contre les moustiques. Ils inoculaient une terrible et mortelle maladie. Nous n'avions même pas pu les enterrer dans un sol meuble. Nous les avons abandonné aux marécages. Et le pire de tout, c'est que nous savions que nous n'étions pas seuls. Je n'avais rien dit aux autres, mais je les avais vu. Un petit groupe d'elfe, cinq ou six, pas plus, mais je les avais vu. Je croyais au début qu'ils veillaient sur nous de loin. Ce n'était pas le cas. Thask était mort au cours d'une mauvaise rencontre, alors qu'il était partit un peu en avant du groupe. Il luttait contre un serpent à visage humain. Je le sais car je l'ai vu mourir. Et j'ai tué la bête. Je le suivais à peu de distance, par instinct. Quand j'ai oté la vie à cette abomination, j'ai levé la tête, et j'ai vu deux de ces elfes qui nous suivaient, debout, bras croisés. Ils étaient vétus de cuir souple, armés d'épées courtes et d'un grand arc noir. L'un deux portait un étrange symbole, une fleche noire brisée surmontant une goutte d'eau, comme une larme. Quand j'ai voulu me relever, celui-là a regardé le corps de Thask rapidement, et d'un claquement de doigt, il fit signe à son compagnon de partir, et il s'en fut également. Pourquoi ne l'avaient ils pas aidé? J'imaginais les elfes comme des défenseurs, et ils avaient laissé Thask mourir contre cette chose. Et si j'avais été vaincu, je suis bien certains qu'ils n'auraient pas bougé. Ils observaient juste... en curieux.

Trois jours plus tard, ce fût la déroute. Nous trouvâmes une caverne. Gerren décréta que nous passerions la nuit ici, à l'abri des bêtes et des lianes chasseresses. Et il nous dît ce que nous attendions tous, que nous allions faire demi-tour. Nous nous endormîmes avec l'espoir de revoir un jour proche nos familles et nos maisons.

Ils surgirent au milieu de la nuit. Nous étions sur leur perron. Les plus faibles ne surent même pas qu'ils étaient venu. Ils furent égorgés dans leur sommeil. Je n'en faisais pas parti. Et j'eus droit à un reveil horrible. C'est le sang d'un de mes voisins giclant sur mon visage qui m'a réveillé. Je vis les drows... En un instant, nous, les survivants, nous fûmes réduits en servitude, encordés les uns aux autres, comme du vulgaire bétail. Ils avaient dû faire de même un peu avant, car nous nous retrouvâmes encordés avec deux femmes de leur espèce, dont une apeurée, qui ne cessait de murmurer "sauve moi Eillistraë, sauve moi". Ils nous emmenèrent dans la caverne, et d'un sortilège, un pan disparut. Une porte magique. Comme dans les contes, mais nul trésor ne nous attendrait derrière. Un des rochers se mit à bouger. Ce n'en était pas un... C'était l'elfe au symbole bizarre. Il avait l'instant d'avant l'aspect de la pierre, sans doute un effet d'optique dû à sa cape, à la semblance de la roche. Ses compagnons surgirent derrière nous. Ils se battirent contre les drows, avec fougue, violence, mais sans afficher d'autre émotion qu'une intense concentration. Ils les vainquirent, à 1 contre 2. Ils ne déplorèrent qu'un mort. A la fin du combat, celui qui semblait être leur chef s'approcha de nous. J'étais prêt à le remercier de nous avoir sauvé, tu penses. Il passa devant moi, et je ne dis rien, car quelque chose dans son regard me faisait peur. Il passa, et s'arrêta devant les deux femmes drows. Il sembla réfléchir... rien qu'instant. D'un geste vif, il tua la pleureuse. Je voulus crier, je l'ai sans doute fait, je ne comprenais pas. Il se tourna vers moi, avec ce visage toujours dénué d'émotion. Il me regardait toujours quand il passa sa lame au travers de la gorge de la seconde. Il vint vers moi, et je pris peur. Je reculais jusqu'à toucher le mur de la grotte. Il me regarda, me désigna de son épée les cadavres de nos agresseurs, puis ceux des deux femmes qu'il avait tué, puis, en me regardant droit dans les yeux, sans se départir de son masque inexpressif, il se justifia d'un simple mot, "Drow". Et ils s'en allèrent, transportant leur compagnon tombé au combat en chantant un étrange méolpée sans joie, nous laissant là, attachés, perdus au milieu de nulle part, dans la jungle de Chult. Nous n'étions plus que 20.

Nous avons rejoint Tashalar après un mois d'errance. J'ai maudit le nom de Gerren pendant tout le chemin du retour, le vouant aux tourments des abysses et de Beshaba. Il mourut, affaiblit et malade, alors que je le mettais debout pour contempler les murailles de Tashalar. Je rentrais dans la cité... seul. Depuis, je me suis renseigné. Le symbole de cet elfe qui, au lieu de nous apporter l'espoir, nous avait apporter la peine, m'obsédait. Il nous avait délivré des drows pour nous livrer à la jungle.

Tu vois, il aurait pu tous nous sauver, car il était là depuis le début... dans la caverne...avant les drows. Mais pour s'assurer la victoire, il a attendu... Attendu que les drows baissent leur garde, attendu qu'ils soient confiants, et détendus. Nous étions son leurre.
Là est la voie de Shevarash. Il n'a qu'un but...l'extermination de la race drow. Ainsi, et seulement ainsi les fidèles de Shevarash pourront ils un jour avoir le droit de rire et d'aimer à nouveau.

Discussion entre Perry Longuevue, ancien mercenaire au crépuscule de sa vie, et son fils Salim, dans sa maison familiale à Tashalar, au sud des royaumes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le pantheon elfe   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le pantheon elfe
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Arinos, elfe
» L’elfe de l’étang…
» Gwendal LeGrand, Fils du guerrier elfe Otomaî Dûltan .
» Couleur de la cape de haut elfe
» Aranwë, Elfe Sinda...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AGLAROND :: Divers-
Sauter vers: